Pour les pouvoirs publics, l'expert a un rôle consultatif et peut éventuellement jouer un rôle de rapporteur sur les dossiers qui lui sont soumis. Ainsi, il participe aux comités, commissions et divers groupes de travail. Le Ministère de l'Agriculture prend une place centrale dans le sens où il décide de l'autorisation ou non des produits phytosanitaires et de leurs conditions d'utilisation.
La question de l'influence des pesticides neurotoxiques systémiques (Gaucho, Régent, Cruiser) dans la surmortalité des abeilles rejoint inévitablement la question de l'expertise scientifique qui sert de base aux pouvoirs publics pour prendre la décision et homologuer ou non le pesticide en question.
L'évaluation scientifique publique et les comités d'expertise sollicités par les pouvoirs publics tendent à fournir l'assise scientifique suffisante pour la décision publique. Ainsi, la Direction du végétal et de l'environnement (DIVE) a été créée en 2006 et rattachée à l'AFSSA (Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments) succédant à diverses commissions. Les comités d'expertises se sont en effet succédés afin de rendre avis et rapports sur le sujet.
Néanmoins, certains scientifiques, des associations telles que Terre d'Abeilles et dans une certaine mesure, les apiculteurs dénoncent des mauvaises pratiques scientifiques dans l'évaluation des risques. La prise en compte des effets sublétaux et le nouveau test mis au point par l'INRA ouvrent la perspective d'une expertise appropriée à la spécificité de l'abeille.










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