Instaurer de l'initiative citoyenne, développer de la participation, protéger les lanceurs d'alerte... de nombreux combats sont à mener pour pouvoir considérer que le risque et l'éthique ne sont pas exclus des processus démocratiques dans le champ des choix scientifiques et technologiques.
Document en cours d'écriture (Sert pour l'instant à illustrer la section "se mobiliser" du dossier). Merci de votre compréhension.
Pour une initiative citoyenne
Si la loi de décentralisation permet à des citoyens d'inscrire à l'ordre du jour ... Pouvoir solliciter des investigations plus poussées sur des risques... Je proposais une Conférence de citoyens d'initiative citoyenne. Le président de la Fondation Sciences Citoyennes, Jacques Testard, est lui aussi un ardent défenseur des conférences de citoyens. Dans le cadre d'une étude menée conjointement avec ...
Intégrer internet dans le processus des conférences de citoyens
Cette idée est le moteur même du projet Sciences et Démocratie. Je la soutien depuis ...
Internet au service de la démocratie participative
Exploiter les potentialités d'Internet pour permettre une participation large de citoyens « éclairés »
A l'heure actuelle, une conférence de citoyen n'implique qu'une quinzaine de citoyens. Il est nécessaire de donner cette opportunité à un public beaucoup plus large. Les TIC doivent être utilisés à cet effet. Internet permet potentiellement une audience et une participation très supérieures à une démarche « off-line » et un public plus diversifié. En outre, il est possible d'intégrer, à tous les niveaux et à tout moment, des éléments d'information, de proposer un éclairage pédagogique... L'échelle de temps du débat en ligne permet de donner aux participants la possibilité de s'approprier les éléments du débat, de vérifier la validité des arguments reçus... Articulée sur des démarches plus traditionnelles de débat, de concertation, l'utilisation d'Internet permettra de développer les « forums hybrides » [1] que les citoyens attendent.
1. Michel Callon, Pierre Lascoumes, Yannick Barthe. Agir dans un monde incertain. Essai sur la démocratie technique. Paris, Le Seuil (collection "La couleur des idées"), 358 pages, 2001.






Commentaires
Livre blanc sur Internet et la démocratie participative
Pour plus d'informations sur l'intérêt d'internet dans les processus de démocratie participative, lire le "Livre blanc sur la démocratie participative et le débat public utilisant internet" proposé par Sopinspace.
Ce document est publié en ligne à l'adresse suivante :
http://www.co-ment.net/text.xhtml?tid=10
Notez qu'il est publié dans un système original "de soumission aux commentaires publics de textes". A tester !
Bonjour, Je pense que la
Bonjour,
Je pense que la piste essentielle de réflexion pour la démocratisation des choix scientifique est celle veillant à s'assurer de l'indépendance des experts.
En effet, on a en gros deux choix: soit l'on accepte que n'importe qui puisse intervenir dans le débat, et celui-ci risque de s'enliser et d'être manipulé par les médias (comme dans le cas des OGM), soit on limite les interventions a ceux qui acceptent la démarche scientifique (au sens de Popper, ceux qui acceptent de revoir leur jugements à l'épreuve de faits).
Bien entendu expertise ne signifie pas nécessairement rigueur scientifique, mais il faut être lucide: aucun choix ne peut se faire sans donner la parole aux experts et je pense que c'est cette piste qu'il faut privilégier.
La responsabilité des experts est donc énorme, et il me paraît inconcevable qu'une société puisse rester démocratique avec des experts qui ne sont pas indépendants. Indépendants du pouvoir politique d'abord: il faut garder en mémoire le rôle des scientifiques allemands dans la justification de la politique nazie, celle des psychiatres en Union Soviétique, etc... Indépendants du pouvoir financier surtout: alors que les anglo-saxons ont fait d'énormes progrès dans l'identification des conflits d'intérêts des experts, en France, nous sommes encore très loin de comprendre la signification de ce terme, et la rémunération par les sociétés industrielles d'experts qui ne sont en fait que leur porte-parole est une pratique courante. Ces "experts" ont droit à une couverture médiatique démesurée qui pèse dans les choix gouvernementaux. C'est notre rôle de demander que cette pseudo-expertise soit interdite et punie.
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