Les consultations, les débats publics, éventuellement les manifestations et les opérations de destruction sont autant d'occasion d'entendre les attentes de la société civile en matière de précaution et d'évaluations sanitaires. OGM, téléphonie mobile, nanotechnologies..., les exemples de nouvelles technologies motivant de telles demandes ne manquent pas. Dans le cas des nanotechnologies, des chercheurs eux-mêmes témoignent et s'inquiètent ou s'indignent du manque de travaux d'évaluation des risques*. Comment cette situation est-elle possible ? Des chercheurs ne peuvent-ils entreprendre les recherches qu'ils jugent socialement utiles ? Les attentes de la société civile ne peuvent-elles être prises en compte dans le pilotage de la recherche publique ? Est-ce souhaitable ? Faut-il modifier le système actuel ? Vers quel modèle ?
Voici le thème que nous proposons de développer dans un prochain dossier. Toutefois, ce débat nécessite des prérequis. Comment fonctionne aujourd'hui le pilotage de la recherche publique ? Se limite-t-il à l'attribution de budget ? Quelle place tient l'ANR dans ce système ? Comment évolue le budget de la recherche publique ? Ses besoins ne sont-ils pas grandissants à mesure que les savoirs se complexifient ? Peut-on assimiler recherche publique et recherche fondamentale ? Quels autres prérequis vous paraissent nécessaires pour aborder ce dossier et répondre aux questions posées ? Cette série de question attend des réponses de chercheurs ou de personnes connaissant suffisamment le sujet. Merci de participer à la délimitation du sujet, à l'identification des notions fondamentales qui aideront le lecteur novice à mieux appréhender le sujet, à la formulation des bonnes questions qui feront les bons débats et de proposer tout document utile.
* Voir la discussion Toxicité des nanoparticules et des nanotubes.
Actu sur la recherche :
http://www.liberation.fr/transversales/futur/313433.FR.php








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