L'espace, un rêve trop cher ?


Mots-clés : aérospatiale débat recherche
Space

Faut-il investir ailleurs, à des fins plus altruistes, l'argent de la recherche spatiale ? La question est ancienne mais le débat a repris de la vigueur ces dernières années. Les programmes de la conquête spatiale ont toujours leurs défenseurs, au premier rang desquels la NASA. Doit-on se satisfaire des arguments qu'elle avance ?

Un peu d'histoire

Voyager dans les cieux est un très vieux rêve de notre espèce. La mythologie grecque y fait référence dans le mythe d'Icare. Inspiré par les oiseaux, ce rêve paraissait réaliste. Aller dans l'espace en revanche et, par exemple, visiter la lune restait dans l'imaginaire collectif comme quelque chose de quasiment inaccessible. Cela n'empêcha pas certains écrivains comme Jules Verne d'y penser très fort.

Pour d'autres, il s'agissait d'un franc délire. L'inventeur Lee de Forest était de ceux-là. Et il affichait encore son scepticisme alors que les premières fusées avaient montré que l'on touchait au but :

Lee de Forest, 1957 : To place a man in a multi-stage rocket and project him into the controlling gravitational field of the moon where the passengers can make scientific observations, perhaps land alive, and then return to earth—all that constitutes a wild dream worthy of Jules Verne. I am bold enough to say that such a man-made voyage will never occur regardless of all future advances.1

Lee de Forest, 1952 : I do not foresee 'spaceships' to the moon or Mars. Mortals must live and die on Earth or within its atmosphere!"2

De Forest n'était pas un visionnaire : le passage du vol aérien au vol spatial se fit en quelques dizaines d'années seulement !

Il est d'ailleurs assez fascinant de constater à quel point le passage de l'aviation à la conquête de l'espace fut rapide : une Jeanne Calment a pu entendre parler des premières voitures, des premiers avions puis voir en direct les premiers pas sur la Lune, connaître la première navette spatiale, les débuts des communications par satellite, MIR ! Wow ! Il fallait certes trouver des têtes brûlés qui avaient l'Étoffe des héros3 mais le résultat laisse rêveur, non ?

Dennis Tito
Dennis Tito au 40th Space Congress,
2003
. Crédit photo : NASA. Disponible sur
Wikimedia Commons.

Parlons de rêve justement : que d'enfants, en Occident, ont rêvé de devenir astronaute ! Quelques uns, devenus des adultes fortunés, sont prêts à débourser des sommes faramineuses pour l'exaucer. En 2004, Dennis Tito (ci-contre) fut le premier de ces riches rêveurs à devenir touriste de l'espace (moyennant 20 millions de dollars). Plusieurs compagnies privées croient aujourd'hui suffisamment au potentiel du marché des « rêveurs d'espace » pour y investir. Tout le monde a entendu parler de Virgin Galactic par exemple, je suppose. Il ne s'agit pour l'instant que d'offrir aux fortunés et passionnés quelques minutes d'apesanteur et de contemplation de notre planète bleue. Cela reste très cher la minute mais cela devrait s'améliorer, dit-on, avec la « démocratisation » de cet accès à l'espace. D'autres voient ainsi plus loin, ou plutôt plus longs, comme Bigelow qui croient à des séjours de plusieurs jours dans un hôtel spatial. Gonflé4, non ?

Le débat

Lors d'une conférence du vulgarisateur le plus « tendance » du moment aux Etats-Unis, Neil deGrasse Tyson, ce dernier défend la Nasa dans la vieille question d'un meilleur usage des budgets consacrés au spatial, en particulier pour la lutte contre la pauvreté dans le monde. En tant qu'astronome, il réagit avec son habituelle improvisation de mise en scène (vidéo en anglais) :

Quoi qu'en dise cet excellent vulgarisateur, il y a matière à débat et c'est l'objet du présent article sur « Sciences et démocratie ».

Ma réflexion a été initié par cet article de Discovery. Dans cette introduction au débat, notez que je me fais l'avocat du diable : je suis ingénieur, passionné d'aéronautique et de spatial, j'ai fréquenté les salons du Bourget, visité le Kennedy Space Center, etc.

Il se trouvera naturellement parmi les lecteurs de cet article des gens convaincus que l'Homme ne peut envisager son évolution, et même peut-être sa survie, que par le biais de la conquête spatiale. Certains proposent de créer une sorte de Svalbard Global Seed Vault5 (bunker spécialement conçu pour la préservation de graines) mais sur la lune cette fois, pour plus de précaution. D'autres croient que le but, limite mystique, de l'humanité est d'ensemencer l'univers de vie terrestre (un renvoi d'ascenseur, en quelque sorte, si on adhère à la thèse de la panspermie).

Le regretté Carl Sagan était convaincu que l'avenir de l'Homme passait par la conquête de l'espace. Il avait aussi conscience qu'il se produisait un écart de plus en plus grand entre la technoscience (et ses applications) et le citoyen. Tout le monde a un téléphone portable mais peu savent comment cela fonctionne (je serais curieux par exemple de savoir quelle est la proportion de gens qui savent comment il vibre, juste cela...).

Carl Sagan : We have also arranged things so that almost no one understands science and technology. This is a prescription for disaster. We might get away with it for a while, but sooner or later this combustible mixture of ignorance and power is going to blow up in our faces.

Depuis ces deux derniers siècles, la technoscience a permis de prodiges. Elle a aussi, sans le vouloir, contribué à un record historique désolant : il y a plus d'un milliard de gens affamés dans le monde.

On peut facilement éprouver la même désillusion que l'historien Gerard J. DeGroot lorsqu'il a voulu raconter – après avoir écrit un déprimant ouvrage sur la naissance de la bombe A – les coulisses de l'épopée spatiale américaine. D'après lui, il existe une forte nuance entre le message politique tel qu'il apparaît dans ce célèbre discours de JFK et la cynique réalité :

Ainsi, il semblerait que JFK pensait davantage en termes idéologiques qu'en termes d'aventure scientifique lorsqu'il a signé pour le programme Appolo... Cela a été bien enregistré lors d'une discussion avec le responsable de la NASA de l'époque, James Webb : I don't really care about the moon. I know it's important. I know there are people who really want to go there, but I just want to beat the Russians.

Les soviets avançaient à grand pas sur le front de la conquête spatiale. Le souci principal de l'époque était que la guerre froide battait son plein. Pour le moral des Américains, il n'était pas question d'être seconds.

Einsenhower, 34e président des Etats-Unis, avait lui clairement désapprouvé l'idée de suivre une voie définie par les Russes : I really can't understand why everyone wants to join this race and imitate the Russians. Why can't we simply say we are a great country, and that we don't need pointless exploits in space to prove that we're great?

Tant la NASA que l'ESA font ainsi d'énormes efforts pour justifier leurs activités, se bâtir une belle image publique et faire du lobbying afin d'obtenir des budgets. Bush avait promis la lune (programme Constellation), Obama surenchérit avec Mars.

On connaît maintenant la propension qu'a la NASA à faire des déclarations fracassantes qui sont souvent ensuite démontées ou invalidées par des experts indépendants. La dernière en date concernant des bactéries se nourrissant d'arsenic avait même fait l'objet d'un teasing : Nous allons bientôt vous révéler quelque chose d'important !. Les deux agences, dotées d'un budget marketing plus que conséquent, mettent aussi en avant les retombées « pratiques » des inventions spatiales6 et autres essaimages (entreprises valorisant les découvertes spatiales par des applications terrestres).

Prenons un autre exemple simple : de nombreux scientifiques sont convaincus qu'il est beaucoup plus facile et bon marché d'envoyer des machines explorer l'univers plutôt que des humains. Il suffit de voir les progrès de la robotique sur Terre7. Nos machines sont aujourd'hui capables de véritables prouesses. Au point que certains s'inquiètent de voir se réaliser bientôt les scénarios noirs imaginés par les auteurs de science-fiction (clin d'oeil particulier à Arthur C. Clarke avec son HAL 9000).

La machine peut-être conçue pour des environnements hostiles à l'être humain. C'est particulièrement vrai pour l'espace. Pourquoi alors penser à fouler de nos pieds le sol rouge de Mars, si distante et inhospitalière ? C'est tout simplement que lorsqu'un robot se pose sur Mars, cela intéresse seulement les fans, pas la foule (ceux qui paient ces prouesses en fait). Ce qui fait sensation, c'est l'aventure humaine, l'esprit de pionnier et pas les avancées scientifiques en elles-mêmes. Hélas !

La question principale qui se pose – et elle est vieille comme l'épopée spatiale – est de savoir si les budgets de la conquête spatiale, qu'elle soit de nature publique ou privée, ne pourraient pas servir à des causes moins nobles, plus basiques, plus « terre à terre » mais qui soulagent la souffrance humaine. Certes l'argent ne fait pas tout. Mais la réponse de deGrasse Tyson (ci-dessus) n'est-elle pas biaisée ? Car cette dernière ne s'adresse pas à l'humanité toute entière mais aux Etats-Unis. Dans ce bref discours, la NASA devient une sorte d'étendard du progrès, reflet de la suprématie de l'empire américain qui tremble aujourd'hui devant les avancées asiatiques.

Les scientifiques eux-mêmes, dont pas mal de prix Nobel, sont très critiques sur l'allocation des budgets pour le Spatial car ils sont les premiers à faire la distinction entre l'aventure scientifique et le « rêve ».

En bref, avec ironie et pour frapper l'imaginaire collectif à mon tour, est-ce que l'enfant africain ou indien qui entend son estomac gargouiller le soir en se couchant se réconforte en lisant les aventures en BD de Buck Rogers ?

  1. Citation tirée de Wikipedia
  2. Citation tirée de Wikipedia
  3. The Right Stuff, film américain de Philip Kaufman, 1984
  4. Il s'agira justement d'une structure gonflable
  5. A découvrir également sur cette vidéo d'Universcience.tv
  6. Lire par exemple 10 NASA Inventions You Might Use Every Day sur Discovery.
  7. Pour suivre l'actualité sur les robots, voir par exemple le blog Robotblog.fr.

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Commentaires

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Re: L'espace, un rêve trop cher ?

Plutôt que de parler de "rêve trop cher", je me demande s'il ne faudrait pas plutôt parler d' "activité non rentable".

Après les premiers voyages vers la Lune, on nous a promis de merveilleux alliages qui ne pouvaient être produits qu'en apesanteur, des usines de silicium en orbite censées fabriquer des puces de façon beaucoup plus fiable que sur Terre, des moissonneuses d' Helium-3 lunaire pour nos usines à fusion, etc. J'y ai cru, je voulais devenir astronaute...

Le fait est que l'espace n'a pas trouvé son marché. Ou plutôt que les activités commercialement rentables de l'espace sont très bien effectuées par des satellites automatiques (météo, telecoms, cartographie etc.)

Du point de vue scientifique, les sondes automatiques ont réalisé en 3 décennies une exploration quasi complète du système solaire, et dans les prochaines années elles se poseront sur de nombreux satellites de Jupiter ou de Saturne, le tout pour une fraction du prix de l'envoi d'un planteur de bannière étoilée sur la Lune. Et en cas d'échec, c'est un petit paragraphe dans la presse au lieu d'un deuil national...

Outre le tourisme, on ne voit pas à moyen terme de réel marché pour l'exploration humaine, et dans ces conditions il me semble normal que les contribuables se demandent si l'argent public doit être consacré à de tels projets.

Sur ce thème:

- un article sur mon blog : http://drgoulu.com/2009/07/18/pour-quoi-retourner-sur-la-lune

- un joli dessin trouvé sur http://xkcd.com/893/

- une interrogation qui me poursuit depuis que j'ai lu "Voyages dans le futur" de Nicolas Prantzos : ce qui coûte vraiment cher, c'est de sortir du puits gravitationnel terrestre. Donc pourquoi y redescendre ?

Re: L'espace, un rêve trop cher ?

on nous a promis de merveilleux alliages qui ne pouvaient être produits qu'en apesanteur, des usines de silicium en orbite...
Ahhh, promesses ! Merci Dr. pour ces exemples très parlants.

J'y ai cru, je voulais devenir astronaute...
ça rejoint ce que dit Neil deGrasse Tyson dans la vidéo : la NASA est un puissant outil pour motiver des jeunes à faire des études scientifiques. Oui mais ils deviennent quoi, ceux que la réalité aura rattrapé ?

un article sur mon blog
Oui, j'invite les lecteurs à suivre ce lien, complémentaire du présent article. Il donne notamment des exemples de retombées concrètes, terrestres, de ces programmes de recherche spatiale. J'aime bien aussi le résultat de l'enquête de la NASA ayant répertorié 181 choses intéressantes à faire sur la Lune, réparties en 6 thèmes et ta conclusion : Outre le tourisme de milliardaires, ce sera peut-être un jour l'Helium 3 lunaire qui alimentera nos centrales à fusion thermonucléaire, mais cette éventualité est encore bien lointaine.

ce qui coûte vraiment cher, c'est de sortir du puits gravitationnel terrestre. Donc pourquoi y redescendre ?
Comme je suis vraiment inculte en matière d'espace, je suis allé chercher une explication du concept de "puits gravitationnel". J'ai trouvé celle-là qui me semble a propos : Puits gravitationnel et missions spatiales sur le blog Explique nous tout!.

Que reste-t-il aujourd'hui du rêve de conquête spatiale ?

@ Newtoon : Merci Guillaume pour cet article riche en références. Moi qui ne connaissais pas du tout ce sujet, j'ai appris plein de choses.

Pour aller plus loin, est-ce que tu peux nous dire, aujourd'hui, quelle part de ce rêve de conquête spatiale il reste dans les projets de l'agence spatiale européenne par exemple (en termes de budgets) ?

Re: Que reste-t-il aujourd'hui du rêve de conquête ...

Mon point de vue est d'ailleurs partagé par le gouvernement US : le spatial privé est en train de prendre la relève du publique.

A mon avis, sauf grosse cata (écologique) qui occuperait les esprits à des choses plus terre-à-terre, il va se passer la même chose avec le spatial qu'avec Internet.

Au début, Internet n'intéressait que les "grosses têtes" , des universitaires déjantés, et, depuis, le monde marchand (privé) s'en est accaparé et a fait exploser l'échange d'informations, pour le meilleur comme pour le pire (non, je ne donnerais pas de noms). Petite note : paradoxalement toutefois, le modèle d'Internet reste fondamentalement "gratuit", du fait même des principes des fondateurs du réseau des réseaux. La pub règne donc en maître car elle ne demande pas de payer (au consommateur). Mais c'est une (autre) histoire un peu particulière.

La découverte spatiale n'en est qu'a ses balbutiements mais, je ne sais pas pourquoi et je ne suis pas certain par quel biais, mon petit nez me dit que les "marchands" vont ensuite y voir un intérêt grandissant.
Pour l'instant, ces marchands tâtonnent et vise le tourisme de luxe mais, pour prendre un ex, tout le monde ou presque peut maintenant aller à San-Francisco ou Tahiti. Cela reste cher mais bien moins que dans les 60ies, non ? (j'ai fait mon premier voyage à SF au milieu des années 80).
Les marchands pourraient par ex réaliser des projets de génération d'énergie qu'ils revendraient sur Terre. Ce n'est pas de la SF. On pense au solaire ou à l'Hélium 3 de la Lune.

Un autre exemple pour illustrer : le relief. Quand j'étais petit, j'adorais allez au ciné en relief (lunettes bleues/rouges) mais il fallait aller à une foire ou l'ouverture du FUTURoscope. Maintenant, il est partout et va devenir une norme dans notre présent.

Bref, l'industrie spatiale publique va céder la place au privé, progressivement. Elle va sous-traiter de plus en plus certaines parties de missions : surtout la partie lanceur.

Prenons Mars : pourquoi ne pas imaginer le privé à y aller puisqu'il est inepte de risquer des vies humaines et de dépenser beaucoup trop pour réaliser des études scientifiques ? Par contre, le monde marchand pourrait être motivé à moyen-terme par la réalisation de cette mission de conquête par des humains : cela laisse une trace dans l'Histoire et cela ... ça n'a pas de prix (pour l'Ego le plus offrant ;-) ) !

Re: L'espace, un rêve trop cher ?

Je n'ai pas le détail des budgets mais on trouve cela assez facilement sur le net.

Wikipédia met en rapport ce que coûte l'ESA auprès du citoyen européen lambda : un ticket de ciné. C'est rien non ?

WIKIPEDIA : "En 2011 le budget de l'agence spatiale s'élevait à 3 986 M€. Le budget européen est faible puisqu'il représente l'équivalent du prix d'un ticket de cinéma par citoyen d'un État membre de l'ESA. En comparaison les américains versent une somme 4 fois plus élevée pour les activités spatiales civiles11."

Toutefois, je me méfie de ce genre d'argument. Il s'agit donc d'un procédé de rhétorique, un beau sophisme quoi ! (je ne suis pas expert mais je crois : http://en.wikipedia.org/wiki/Inconsistent_comparison ). Cela consiste à réduire la somme et d'établir une comparaison inadéquate : "comparer les torchons et les serviettes" dirait ma concierge.

L'expert en influence et manipulation, le psychologue Cialdini , le mentionne dans son ouvrage de référence : les vendeurs porte à porte utilisent le même type d'arguments : "l'abonnement à cette magnifique encyclopédie vous coûte une canette de Coke par jour (sur un an par ex). Est-ce que l'éducation de votre enfant ne vaut même pas une canette ?". Imparable, non... ;-)

Donc, on en revient au débat : est-ce que mettre 4000 milliards d'euros (en gros) pour aider à lutter contre la misère en Afrique ou la propagation du SIDA (voir les chiffres cata en Afrique du Sud), par ex, ne servirait à rien ?

Tiens, en parlant de Coke, je pense d'un coup à cela :

Les Dieux sont tombés sur la tête

PS : le premier commentaire est très pertinent et documenté. Bravo !

Re: L'espace, un rêve trop cher ?

Merci pour cette parenthèse sur la rhétorique. J'adhère !

Si l'argument est le même pour l'encyclopédie et le budget de l'ESA, il y a un des deux en revanche au nez duquel nous, citoyens, ne pouvons pas claquer notre porte... C'est tout le problème de la recherche. Qui peut dire à un deGrasse Tyson d'aller vendre ses projets ailleurs ?

Re: L'espace, un rêve trop cher ?

Re: L'espace, un rêve trop cher ?

Ce film fait bien réfléchir (et critiquer) sur ce qui pousse l' "hommme blanc" (occidental) a se croire supérieur par sa technologie.

Personnellement, je ne vois qu'un seul véritable avantage certain et sans débat possible (à mon sens) de développer le Spatial. C'est que tant nous que le Bushmen qu'Obélix pouvons nous attendre à tout moment à ce que le "ciel nous tombe sur la tête" et que l'on disparaise comme les dinosaures. Pour l'instant, on a eu pas mal de chances.

Avec la technologie, on pourrait effectivement réussir à faire quelque chose contre cette fatalité ... à moins que la technologie ne nous ai justement pas détruit avant (nucléaire, pollution, surpopulation etc.). C'est là où les Bushmen pourraient dire de nous que nous sommes de beaux crétins.

Re: L'espace, un rêve trop cher ?

Lire aussi www.physorg.com/news/2011-05-tape-jfk-fretted-moon-tough.html :

Article de Physorg sur JFK en train d'angoisser des sommes engagées dans le Spatial alors que les Russes avaient jeté l'éponge....

http://www.imaginascience.com