Les politiques publiques, les décisions prises dans l’intérêt général se fondent sur des expertises scientifiques en apparence neutres. Or le système actuel d’expertise dans son ensemble présente des défaillances multiples, principalement à cause de l’absence de transparence sur les données scientifiques, à cause des conflits d’intérêts des experts ainsi que du fait qu’il ne sont pas responsables de leurs travaux. Des exemples concrets donnés lors de ce colloque dans quatre domaines différents illustreront la nécessité d’une remise à plat du système actuel d’évaluation et d’expertise. Un état des lieux critique permettra de tirer des leçons et de formuler des propositions concrètes, car il est évident que des dispositifs législatifs fixant une déontologie de l’expertise et des impératifs de transparence sont indispensables pour éviter l’autorisation de produits dangereux pour la santé.
Séminaire au Parlement européen à Bruxelles (salle JAN 4Q 1)
Co-organisateurs : CRIIGEN, Fondation Sciences Citoyennes et ENSSER (European Network of Scientists for Social and Environmental Responsibility)



Commentaires
Exprimez-vous ! L'association Sciences et Démocratie se bat pour donner la parole aux citoyens dans les débats « science société ». Vos messages renforceront notre motivation.
Re: Santé : l’expertise en question. Conflits ...
En France, il y a un gros effort d'éducation à faire sur le problème des conflits d'intérêts. Grosso-modo, les attitudes se divisent en deux: confiance en l'autorité ET en la science; ou rejet des deux. Personne ne semble réaliser que le conflit d'intérêt non déclaré est une trahison majeure de la part de l'expert, quelque chose qui nous laisse totalement dépourvus. Voir Axel Kahn (arbitre de la culture OGM, puis embauché par Rhône-Poulenc) siéger régulièrement dans des comités d'éthique et continuer à passer pour une référence morale auprès du public est totalement désespérant. J'ai bien peur que, dans notre pays, il n'y ait pas de solution.
Poster un nouveau commentaire