Les entreprises Arkema et Daikin au cœur d’une enquête judiciaire : L’ombre des polluants éternels plane sur l’industrie

Les entreprises Arkema et Daikin se retrouvent dans le viseur des autorités suite à une série de perquisitions menées dans le cadre d'une information judiciaire.

Des perquisitions chez Arkema et Daikin #

L’objet de ces investigations ? L’affaire des PFAS, également connus sous le nom de « polluants éternels ».

Ces opérations de fouilles, qui se déroulent sur plusieurs sites, sont décrites comme de longue durée. Les deux entreprises coopèrent activement, fournissant tous les éléments demandés par les enquêteurs.

Une enquête en réponse à une crise environnementale #

Les PFAS sont des substances chimiques robustes et quasiment indestructibles. Arkema et Daikin, en tant que producteurs de polymères fluorés, manipulent ces substances dans leur processus de production.

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La question de ces polluants éternels est devenue de plus en plus pressante, notamment dans la « vallée de la chimie », suite à une série d’enquêtes journalistiques qui ont mis en lumière l’étendue de la contamination dans la région.

  • En mai 2022, une plainte a été déposée par le maire de Pierre-Bénite pour mise en danger de la vie d’autrui.
  • À l’automne 2023, des dizaines de communes des alentours se sont jointes à la plainte, entraînant l’ouverture d’une information judiciaire.
  • En mars, les deux entreprises ont été assignées en justice au civil par la Métropole de Lyon, dans l’espoir d’appliquer le principe du « pollueur-payeur ».

Les conséquences des polluants éternels #

Les PFAS sont omniprésents dans notre vie quotidienne : on les retrouve dans les poêles en Teflon, les emballages alimentaires, les textiles imperméables, les voitures… Ils peuvent contaminer les eaux par le biais de rejets industriels ou de sites d’enfouissement.

Les effets de ces polluants sur la santé humaine sont préoccupants. Une exposition de longue durée peut avoir des conséquences sur la fertilité, le développement du fœtus, augmenter les risques d’obésité et favoriser certains cancers, selon des études scientifiques.

En réponse à ce problème environnemental, une station de filtration a été installée par Arkema pour réduire drastiquement ces rejets. Cependant, la préfecture a également ordonné à l’entreprise de cesser d’utiliser des PFAS d’ici la fin de 2024. L’issue de ces actions et le futur des polluants éternels restent incertains.

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