Uribe, l’ancien président colombien, face à la justice : un tournant historique pour le pays ?

Alvaro Uribe, ancien président de la Colombie de 2002 à 2010, marque l'histoire de son pays.

Un leader politique influent sur le banc des accusés #

Pour la première fois, un ancien chef de l’État colombien sera jugé pour subornation de témoins, selon le bureau du procureur. Cette figure majeure de la droite conservatrice a toujours exercé une influence considérable au sein de la politique colombienne.

Uribe risque jusqu’à huit ans de prison, mais la date exacte de son procès n’a pas encore été définie. Malgré les multiples tentatives de clore l’enquête, la justice a persisté, mettant en lumière une affaire de corruption et de fraude procédurale.

Le parcours controversé d’un président #

En tant que président, Uribe s’est distingué par sa politique de fermeté envers les guérillas d’extrême gauche opérant dans le pays. Bien que cette politique ait été applaudie par ses partisans, elle a également été vivement critiquée par l’opposition de gauche. Néanmoins, malgré ses démêlés judiciaires, Uribe demeure une figure emblématique de la droite colombienne.

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En 2022, la gauche a remporté pour la première fois la présidence de la Colombie, avec l’élection de Gustavo Petro. Une victoire qui marque un tournant historique pour le pays et qui soulève des questions quant à l’avenir politique d’Uribe.

Un retour de bâton judiciaire #

Uribe est accusé d’avoir entretenu des liens avec les narcotrafiquants et les paramilitaires, accusations qu’il a toujours niées. En 2012, il avait porté plainte contre un sénateur de gauche, Ivan Cepeda, qu’il accusait de complot à son encontre. Cependant, la Cour suprême a décidé de ne pas poursuivre Cepeda, mais a commencé à enquêter sur Uribe.

Les juges ont conclu que l’ex-président avait tenté de manipuler les témoins pour discréditer son adversaire. En conséquence, Uribe a été assigné à résidence en août 2020, une décision qui a conduit à sa démission du Sénat.

Plusieurs autres enquêtes sont en cours contre l’ancien président, notamment une concernant sa connaissance présumée d’un massacre et du meurtre d’un défenseur des droits de l’homme. Par ailleurs, un tribunal argentin a ouvert une enquête sur sa responsabilité présumée dans plus de 6.000 exécutions et disparitions forcées de civils entre 2002 et 2008.

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  • Figure influente de la politique colombienne
  • Politique de fermeté contre les guérillas d’extrême gauche
  • Accusations de liens avec les narcotrafiquants et les paramilitaires
  • Assignation à résidence en 2020
  • Enquêtes en cours pour connaissances de massacre et meurtre d’un défenseur des droits de l’homme

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