La Fed envoie une volée de messages « faucon » en 48 heures : est-ce une stratégie concertée ?

Les membres de la Réserve fédérale américaine (Fed) ont surpris tout le monde avec une série de déclarations inattendues.

Un changement soudain dans le discours de la Fed #

Austan Goolsbee, généralement connu pour sa position « colombe », a ouvert le bal en suggérant qu’il pourrait reconsidérer la nécessité de baisser les taux cette année si l’inflation continue de stagner.

Peu de temps après, Neel Kashkari, connu pour être un « faucon », a exprimé des sentiments similaires. Il a déclaré que la Fed pourrait ne pas baisser ses taux si l’inflation reste stable.

Une suite de déclarations qui alimentent les spéculations #

Le lendemain, c’est Lorie Logan, généralement perçue comme une « centriste », qui a ajouté sa voix au chœur. Elle a déclaré qu’il était trop tôt pour penser à baisser les taux vu les risques de hausse de l’inflation. Elle a ajouté que le FOMC devait être prêt à réagir de manière appropriée si l’inflation cessait de ralentir.

À lire Comment réussir son projet de création de site internet

La série de déclarations s’est conclue avec Michelle Bowman vendredi après-midi. Elle a mentionné qu’elle voit le risque que la Fed doive augmenter le taux directeur si l’inflation stagnait ou s’inversait.

Des déclarations coordonnées ? #

Quand un échantillon aussi large de membres de la Fed, allant de la colombe au faucon en passant par le centriste, fait des déclarations si similaires à quelques heures ou minutes d’intervalle, il est difficile de ne pas y voir une coordination. Cela pourrait être une tentative de la Fed de durcir les conditions financières et d’envoyer un signal aux marchés.

Notamment au moment où l’inflation PCE sous-jacente stagne, où la composante de prix de l’ISM manufacturier rebondit sensiblement, où le pétrole a augmenté de près de 30% depuis son creux de décembre et où le marché de l’emploi reste solide comme en témoigne le dernier rapport.

  • Les probabilités de ne pas avoir de baisse de taux de la Fed en juin sont remontées à 51% aujourd’hui alors qu’elles étaient à 0% fin décembre.
  • Le marché n’anticipe désormais plus que deux baisses de taux cette année, contre plus de six baisses de taux en décembre.

Ces changements soudains dans le discours de la Fed laissent présager une possible modification de leur politique monétaire. Une chose est sûre : l’avenir de l’économie américaine s’annonce plein de surprises…

À lire Céline Dion hésite encore à revenir sur scène malgré son combat contre une maladie rare

Sciences et Démocratie est édité de façon indépendante. Soutenez la rédaction en nous ajoutant dans vos favoris sur Google Actualités :