La France face à un défi majeur : combattre la corruption avec une rigueur inégalée

Le Groupe d’États contre la corruption (Greco), un organe du Conseil de l'Europe, a récemment mis en lumière la nécessité pour la France de prendre des mesures significatives pour lutter contre la corruption politique.

Appel à une action résolue contre la corruption #

Ce constat alarmant découle de l’absence de surveillance des déclarations de patrimoine du président de la République.

Le rapport du Greco soulève des inquiétudes majeures, notant que la France n’a satisfait que deux des 18 recommandations formulées dans un rapport précédent. Avec dix recommandations partiellement mises en œuvre et six pas du tout, le pays a encore un long chemin à parcourir pour lutter efficacement contre la corruption.

Le manque de contrôle des déclarations de patrimoine #

Malgré l’obligation pour les candidats à la présidence de la République de déposer une déclaration de patrimoine et une déclaration d’intérêts et d’activités, une fois élu, le contrôle de ces déclarations est inexistant. Cela pose un problème de transparence dans la vie publique.

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Il est également regrettable que la structure de la Cour de Justice de la République (CJR) soit restée inchangée. Le Greco avait recommandé que les membres du gouvernement impliqués dans des actes de corruption liés à leurs fonctions soient jugés par une juridiction totalement indépendante et impartiale. Cependant, la composition actuelle de la CJR, qui comprend une majorité de parlementaires, soulève des questions sur son indépendance et son impartialité.

Le besoin d’un changement sérieux #

Le Greco a suggéré au président du Comité statutaire, qui comprend les représentants au Comité des ministres des États membres du Conseil de l’Europe et du Greco, d’envoyer une lettre au Représentant permanent de la France auprès du Conseil. Cette lettre devrait souligner le non-respect des recommandations pertinentes et la nécessité de prendre des mesures énergiques pour réaliser des progrès tangibles.

Le Greco, qui comprend 46 États membres du Conseil de l’Europe, la Biélorussie, le Kazakhstan et les États-Unis, a été créé en 1999. Son objectif est d’aider les États à identifier leurs lacunes en matière de lutte contre la corruption.

Voici quelques mesures qui pourraient être prises pour lutter contre la corruption :

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  • Révision des lois sur la corruption
  • Renforcement des mesures de contrôle des déclarations de patrimoine
  • Modification de la composition de la Cour de Justice de la République pour garantir son indépendance
  • Augmentation des sanctions pour les actes de corruption

Il est clair que la France doit agir. La corruption politique est un problème sérieux qui nécessite une action immédiate et résolue.

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