Doctolib résiste à Gabriel Attal sur la « taxe lapin » : l’implication de l’Assurance maladie pour gérer la pénalité de 5 euros

Stanislas Niox-Chateau, le dirigeant de Doctolib, a récemment exprimé son refus de permettre aux patients d'enregistrer leurs informations bancaires sur la plateforme.

Doctolib rejette la « taxe lapin » #

Cette décision est une réponse à l’annonce de la « taxe lapin », une pénalité de 5 euros pour les rendez-vous médicaux non honorés et non annulés 24 heures à l’avance.

Le Premier ministre, Gabriel Attal, avait précédemment proposé cette pénalité, suggérant que les patients devraient fournir leurs informations bancaires lors de la réservation de rendez-vous en ligne. En cas d’absence non justifiée, le praticien retiendrait 5 euros sur le compte bancaire du patient.

Les préoccupations de Doctolib #

Stanislas Niox-Chateau, tout en soutenant l’idée d’une pénalité pour les rendez-vous non honorés, n’est pas d’accord avec la méthode proposée. Selon lui, cela créerait une charge administrative supplémentaire pour les professionnels de santé et entraverait l’accès aux soins. De plus, il a souligné que le processus d' »empreinte bancaire » serait discriminatoire envers ceux qui ne sont pas à l’aise avec internet ou qui n’ont pas de carte bancaire.

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Le dirigeant de Doctolib a également souligné que seul un tiers des médecins utilisent une plateforme en ligne pour gérer les rendez-vous. Il s’interroge donc sur la manière dont les praticiens géreront la majorité des rendez-vous qui ne sont pas pris en ligne. Pour cette raison, il propose que l’Assurance maladie, et non une plateforme comme Doctolib, gère cette « taxe lapin ».

La réaction du gouvernement #

La ministre du Travail et de la Santé, Catherine Vautrin, a répondu à la position de Doctolib en affirmant que des discussions avaient eu lieu entre le gouvernement et la plateforme. Elle a également reconnu que la mise en place de la « taxe lapin » n’était pas simple, mais a insisté sur le fait qu’une solution devait être trouvée. La ministre a également évoqué le cas de ceux qui ne passent pas par Doctolib, affirmant que le gouvernement travaillerait à trouver une solution pour eux.

Cette situation soulève de nombreuses questions sur l’équilibre entre le besoin de responsabiliser les patients et le respect de leurs droits et libertés.

  • Doctolib refuse que les patients enregistrent leurs données bancaires sur la plateforme
  • 15% des patients sont en situation d’illectronisme et 5% n’ont pas de carte bancaire
  • Seul un tiers des médecins utilisent une plateforme pour les rendez-vous
  • Stanislas Niox-Chateau propose que l’Assurance maladie gère la « taxe lapin »

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