Les inondations en Russie et au Kazakhstan : une crise humanitaire majeure avec 100 000 personnes déplacées

La Russie et le Kazakhstan sont en proie à une situation délicate.

La situation critique en Russie et au Kazakhstan #

Des inondations dévastatrices, les pires depuis plusieurs décennies, submergent plusieurs régions de l’Oural et de la Sibérie. Cette catastrophe est le résultat de pluies torrentielles couplées à une augmentation des températures, causant la fonte des neiges et le bris des glaces hivernales couvrant les rivières et les fleuves.

Plus de 100 000 personnes ont été contraintes de quitter leur domicile, principalement au Kazakhstan, dans les derniers jours. Bien que l’on ne puisse directement lier ces inondations au changement climatique, les scientifiques soulignent que le réchauffement planétaire peut entraîner des événements météorologiques extrêmes tels que ces précipitations massives.

Une montée des eaux inquiétante #

La situation est, selon le Kremlin, « très, très tendue ». Dans les régions de Kourgan et Tioumen, « de grandes quantités d’eau arrivent », aggravant davantage la situation. À Orenbourg, dans l’Oural, le niveau de l’eau a atteint un record de 10 mètres, bien au-delà du « seuil critique » de 9,30 mètres. Il est prévu que l’eau continue de monter.

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Face à cette crise, le président russe Vladimir Poutine n’a pas prévu de se rendre sur les lieux des catastrophes. Cette décision a suscité des interrogations, notamment en raison de l’absence du président sur les lieux d’un attentat récent à Moscou qui a fait plus de 140 victimes.

L’urgence de l’évacuation #

Les autorités ont exhorté les résidents des zones inondables à quitter leurs maisons « de toute urgence ». Dans la région d’Orenbourg, près de 13 000 maisons ont été inondées et plus de 7 700 personnes ont été évacuées. La région de Kourgan a évacué « à titre préventif » 1 600 personnes, dont 280 enfants.

À Orsk, deuxième ville de la région où une digue s’est rompue sous la pression des eaux, le niveau de l’Oural a baissé de 29 cm, apportant un semblant de soulagement. Cependant, les habitants mécontents ont organisé des rassemblements pour demander des comptes aux autorités, malgré les menaces de poursuites judiciaires contre toute manifestation illégale.

  • Plus de 100 000 personnes évacuées
  • Plus de 13 000 maisons inondées dans la région d’Orenbourg
  • 1600 personnes évacuées à titre préventif dans la région de Kourgan

Opérations de secours en cours #

La Russie n’est pas le seul pays touché, la majorité des évacuations ont eu lieu au Kazakhstan, frontalier de la Russie. Selon le ministère kazakh des Situations d’urgence, « 96 472 personnes ont été secourues et évacuées, dont 31 640 enfants ». Plus de 24 000 membres des ministères des Situations d’urgence, de l’Intérieur, de la Défense et des services secrets sont impliqués dans les opérations de sauvetage, soutenus par des milliers de volontaires civils.

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La ville la plus menacée est Petropavlovsk, frontalière des régions russes de Kourgan et Tioumen, où vivent quelque 200 000 habitants. Les habitants ont dû être évacués face à l’avancée des eaux.

Futures crues à craindre #

Alors que la situation reste tendue, les autorités météorologiques préviennent que la fonte des neiges dans les montagnes pourrait entraîner de nouvelles inondations dans l’Est et le Sud du pays. Le président kazakh Kassym-Jomart Tokaïev a publiquement critiqué le manque de préparation des autorités locales, qualifiant ces inondations de « catastrophe naturelle peut-être la plus grande, en termes d’ampleur et de conséquences, de ces 80 dernières années ».

De surcroît, l’agence nationale anti-corruption enquête sur l’utilisation des fonds spéciaux alloués à la lutte contre les inondations, alors que le détournement d’argent est un problème courant en Asie centrale.

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