La controverse s’intensifie : Emmanuel Macron honore Michel Sardou avec une distinction de mérite, mais le choix suscite des réactions mitigées

Emmanuel Macron, le président de la République, a récemment annoncé son intention de remettre à Michel Sardou, légendaire chanteur de 77 ans, la décoration de Grand Officier de l’ordre national du Mérite.

Un honneur controversé pour Michel Sardou #

Cet événement, prévu pour juin prochain à l’Elysée, est censé marquer la retraite du chanteur après une tournée de 63 dates.

Cet honneur n’a cependant pas été bien accueilli par tous. Plusieurs élus, ainsi que d’autres voix de la société, ont exprimé leur indignation. Ils estiment que cette décoration est en contradiction avec certaines déclarations controversées de Sardou.

Les déclarations controversées de Michel Sardou #

Michel Sardou a plusieurs fois fait l’objet de controverses pour ses prises de position publiques. Lors d’un concert à La Défense Arena en mars dernier, il a dédié sa chanson « Je vais t’aimer » à une élue écologiste et féministe, en insinuant que les paroles de la chanson ne pourraient plus être écrites aujourd’hui.

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Auparavant, le chanteur avait déclaré qu’il « déteste le féminisme » et que même si les femmes « ont vraiment raison de défendre », il préférerait « qu’elles n’en fassent pas trop ». Ces commentaires ont suscité de vives réactions.

Réactions face à la décision d’Emmanuel Macron #

Plusieurs politiciens, notamment Sandrine Rousseau et Laurence Rossignol, ont exprimé publiquement leur indignation face à la décision d’Emmanuel Macron de décorer Michel Sardou. Rousseau a commenté : « Le patriarcat va tomber, il vacille déjà. Mais ils se décoreront tous mutuellement avant ». Rossignol, sénatrice socialiste, s’est exprimée de manière plus virulente, en faisant référence aux paroles de la chanson Les Villes de solitude de Sardou, datant de 1973.

La présidente de la Fondation des femmes, Anne-Cécile Mailfert, s’est également exprimée sur la question. Elle a ironiquement commenté : « Le 1er avril, c’était il y a 8 jours », insinuant que l’annonce de la décoration de Michel Sardou était une blague.

  • Sandrine Rousseau : « Le patriarcat va tomber, il vacille déjà. Mais ils se décoreront tous mutuellement avant ».
  • Laurence Rossignol : « J’ai envie de violer des femmes, de les forcer à m’admirer. Nous voilà rassurées, c’est juste l’expression du malaise masculin. Et c’est sûr que ça mérite une décoration ! ».
  • Anne-Cécile Mailfert : « Le 1er avril, c’était il y a 8 jours ».

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