Un ancien policier récidiviste sème la terreur: une étudiante devient sa dernière victime

Un ancien officier de police âgé de 54 ans, déjà condamné pour agressions sexuelles, a de nouveau fait parler de lui.

Un ex-policier au comportement dérangeant #

Après avoir purgé une peine de prison pour des actes commis en 2022 à Toulouse, il récidive à Rodez, le vendredi 5 avril 2024. Ce jour-là, deux étudiantes de l’IUT de Rodez ont été approchées par cet homme, dont l’apparence négligée n’inspirait pas confiance.

En dépit de la peur et de la méfiance, l’une des étudiantes, âgée de 18 ans, a subi deux agressions de sa part. Rapidement alertés, les policiers ont pu mettre la main sur l’homme qui, sans résistance, a reconnu ses actes en affirmant : « C’est une pulsion, je ne peux pas me contrôler ».

Un passé trouble et une personnalité inquiétante #

Présenté devant le tribunal de Rodez le mardi suivant, la personnalité de cet ex-policier a été débattue longuement. Son avocate, Me Camille Jammes, a décrit la situation comme une « descente aux enfers », commençant en 2021 lorsqu’il a contracté le Covid-19. À cette époque, il travaillait comme formateur à l’école de police de Toulouse, était marié et père d’un jeune garçon.

À lire Comment réussir son projet de création de site internet

Son comportement a changé après sa première hospitalisation en psychiatrie, suite à une « décompensation psychique ». Dès lors, il a commencé à se comporter de manière inappropriée, se promenant nu dans les couloirs et prétendant parler « à Darmanin ».

Une série d’agressions et un besoin criant d’aide #

Alors qu’il était suspendu de ses fonctions, l’homme a commencé à errer dans les rues de Toulouse, commettant une série d’agressions sexuelles. Une victime raconte avoir été suivie jusqu’à son domicile, où il lui aurait lancé « je vais te violer ». Une autre a été abordée à la sortie d’un bus, où il lui a demandé son titre de transport avant de l’agresser.

En tout, plus de vingt femmes ont été victimes de cet homme depuis janvier 2022. Après une peine de prison à la maison d’arrêt de Druelle, il est libéré seulement trois jours avant de récidiver. La question se pose alors : la prison est-elle la solution pour cet homme qui admet avoir des pulsions qu’il ne peut contrôler ?

En complément de ces informations, voici une liste des événements clés :

À lire Céline Dion hésite encore à revenir sur scène malgré son combat contre une maladie rare

  • 2021: L’ancien policier contracte le Covid-19 et commence à montrer des signes de troubles mentaux.
  • 2022: Plusieurs agressions sexuelles sont commises à Toulouse.
  • Septembre 2022: Il est incarcéré à la maison d’arrêt de Druelle.
  • Avril 2024: Il récidive trois jours après sa sortie de prison.

Un comportement persistant même en détention #

Le comportement troublant de cet ex-policier ne s’est pas amélioré durant sa détention. En attendant son jugement, il a agi de manière inappropriée envers une autre détenue, âgée de 18 ans, lui mimant une scène à caractère sexuel. Ce comportement a été signalé par les policiers à la procureure, ajoutant une couche supplémentaire d’inquiétude à son dossier.

Le tribunal l’a condamné à une nouvelle peine de un an de prison ferme. Cependant, le débat autour de la meilleure façon de gérer sa situation persiste. Il est évident que cet homme a besoin d’une aide professionnelle pour contrôler ses pulsions et assurer la sécurité de la société.

Sciences et Démocratie est édité de façon indépendante. Soutenez la rédaction en nous ajoutant dans vos favoris sur Google Actualités :