Le dilemme de la croissance industrielle face à la nécessité de préserver nos sols : comment l’industrie échappe à la zéro artificialisation nette

Le concept de zéro artificialisation nette (ZAN) des sols, mis en place par le gouvernement, a suscité de nombreux débats.

Le zéro artificialisation nette : Un principe contesté #

Ce principe vise à limiter la transformation de nos espaces naturels en zones construites. Pourtant, il semble que les projets industriels majeurs soient exemptés de cette mesure. Le ministre de la Transition écologique, Christophe Béchu, a récemment confirmé que tous les projets industriels présentés à ce jour ont été inclus dans le quota alloué aux grands projets.

En effet, la loi Climat et résilience, adoptée en juillet dernier, prévoit une division par deux des nouvelles surfaces artificialisées entre 2021 et 2031. Cependant, elle exclut les projets d’envergure nationale et européenne présentant un intérêt général majeur.

Une liste de projets industriels exempts #

Au total, 167 projets industriels, dont de nouvelles usines et des infrastructures routières ou ferroviaires, ont été inclus dans cette liste d’exemptions. Par ailleurs, une autre liste, comprenant 257 projets supplémentaires, a été établie. Ces projets, bien que non finalisés, sont potentiellement éligibles pour être exemptés du ZAN.

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L’ensemble de ces projets entraînera l’artificialisation de près de 11 900 hectares, ce qui est proche du quota de 12 500 hectares fixé par la loi. Parmi ces projets figurent des projets controversés tels que l’extension de l’aéroport de Nantes ou les usines d’Airbus près de Toulouse.

Le compromis entre industrialisation et préservation de l’environnement #

Malgré les inquiétudes soulevées, le ministre de la Transition écologique insiste sur le fait que le quota de 12 500 hectares pourrait être dépassé. Selon lui, ce quota est évolutif et sera révisé chaque année pour inclure de nouveaux projets. Il souligne également l’importance de la réindustrialisation de la France pour l’économie et l’écologie, en évitant la délocalisation des émissions de gaz à effet de serre et en créant de la richesse pour financer la transition écologique.

Il insiste néanmoins sur l’importance de la limitation de l’artificialisation des sols. En effet, l’artificialisation est une cause majeure de perte de biodiversité, elle transforme des espaces naturels en îlots de chaleur, favorise les inondations et réduit les puits de carbone.

Les éléments à retenir de cette situation sont :

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  • Le zéro artificialisation nette des sols est un principe contesté.
  • 167 projets industriels sont exemptés de ce principe.
  • Le quota de 12 500 hectares d’artificialisation pourrait être dépassé.
  • La réindustrialisation de la France est vue comme bénéfique pour l’économie et l’écologie, malgré les inquiétudes environnementales.

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