Un pas historique : réforme migratoire majeure adoptée par les eurodéputés – Qu’en est-il vraiment ?

Après des années de négociations intenses, les eurodéputés ont finalement adopté une réforme importante de la politique migratoire européenne.

Un tournant historique dans la politique migratoire de l’UE #

Ce développement significatif renforce les contrôles des arrivées aux frontières de l’UE et établit un système de solidarité entre les États membres.

Lors d’une session plénière à Bruxelles, tous les dix textes du « Pacte sur la migration et l’asile » ont été approuvés, malgré les protestations des militants des droits de l’homme. À la suite du vote, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a salué cette journée comme une « journée véritablement historique ».

Une réforme saluée et soutenue par plusieurs responsables politiques #

Cette réforme a été saluée par plusieurs dirigeants et responsables politiques à travers l’Europe. Le chancelier allemand, Olaf Scholz, a qualifié ce développement de « pas historique indispensable » qui limite l’immigration irrégulière et soulage les pays les plus touchés.

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Les pays où les migrants arrivent le plus ont également exprimé leur satisfaction. Parmi eux se trouve la Grèce, dont le ministre des Migrations, Dimitris Kairidis, a salué cette avancée comme « majeure ». De même, le ministre italien de l’Intérieur, Matteo Piantedosi, a félicité les eurodéputés pour avoir trouvé « le meilleur compromis possible » qui prend en compte les besoins prioritaires de l’Italie.

Les détails de la réforme de la politique migratoire #

La réforme prévoit un « filtrage » obligatoire des migrants arrivant aux frontières de l’UE, les enregistrant dans la base de données commune Eurodac. Pour ceux qui sont statistiquement les moins susceptibles d’obtenir l’asile, une « procédure à la frontière » est prévue. Ces individus seront retenus dans des centres le temps que leur dossier soit examiné de manière accélérée, dans le but de renvoyer les déboutés plus rapidement.

En outre, la règle selon laquelle le premier pays d’entrée dans l’UE d’un migrant est responsable de sa demande d’asile est maintenue, avec quelques ajustements. Pour aider les pays où arrivent de nombreux exilés, comme l’Italie, la Grèce ou l’Espagne, un système de solidarité obligatoire est organisé. Les autres États membres doivent contribuer soit en prenant en charge des demandeurs d’asile, soit en apportant une contribution – financière ou matérielle – au profit du pays sous pression migratoire.

La réforme fait face à l’opposition #

Malgré le soutien généralisé des eurodéputés, la réforme a suscité l’opposition de l’extrême droite, ainsi que de certains Verts, de la gauche radicale et de certains socialistes. De plus, 161 organisations de défense des droits humains, dont Human Rights Watch, Amnesty International, l’International Rescue Committee et Oxfam, ont appelé les eurodéputés à rejeter le Pacte, exprimant leurs préoccupations quant aux « détentions de familles avec enfants » et à une « criminalisation » des exilés.

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En dépit de ces critiques, la réforme migratoire marque un tournant décisif dans la politique migratoire de l’UE, avec des implications attendues pour les systèmes de migration et d’asile à travers l’Europe.

  • Renforcement des contrôles aux frontières de l’UE
  • Mise en place d’un système de solidarité entre les États membres
  • Filtrage obligatoire des migrants à leur arrivée
  • Procédure à la frontière pour les demandeurs d’asile les moins susceptibles d’être acceptés
  • Contribution obligatoire des États membres pour aider les pays sous pression migratoire

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