Antisémitisme au sein des universités: une préoccupation grandissante pour les sénateurs de droite

Le sénateur LR Max Brisson a exprimé son inquiétude lors de la première séance de la mission sénatoriale sur l’antisémitisme à l’université : « La République est menacée et je ne suis pas rassuré par ce que je viens d’entendre ».

La mission sénatoriale sur l’antisémitisme #

Le président de son groupe, Bruno Retailleau, a renchéri en accusant certaines parties d’être dans un « déni total ». Cette mission est née dans un contexte marqué par plusieurs incidents en lien avec la situation en Israël et à Gaza.

La commission culture et éducation, présidée par Laurent Lafon de l’Union centriste, a lancé cette « mission flash » fin mars. Elle a commencé par une audition déstabilisante de Guillaume Gellé, président de France Universités, qui a rappelé que son organisation avait condamné une attaque antisémite en octobre dernier et avait appelé à combattre l’antisémitisme.

Une augmentation des actes antisémites #

Guillaume Gellé a décrit un climat universitaire préoccupant, avec une augmentation notable des actes antisémites : ils ont plus que doublé en six mois, passant de 33 pour toute l’année précédente à 67. Ces actes ont entraîné 8 plaintes, 14 signalements au procureur et 11 saisines des commissions disciplinaires universitaires. Cependant, malgré ces chiffres, certains sénateurs ont exprimé leur mécontentement et leur scepticisme.

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Max Brisson a souligné le fait que le terme « islamisme » n’avait pas été prononcé lors des discussions. Son collègue Stéphane Piednoir a quant à lui exprimé sa surprise face au faible nombre de signalements, considérant qu’une étude Ifop publiée en septembre indique que 91% des étudiants juifs ont déclaré avoir été victimes d’antisémitisme.

L’implication des associations et des militants #

Des incidents ont été provoqués sur plusieurs campus par des associations propalestiniennes et des militants de La France Insoumise (LFI), notamment à Sciences Po Menton. Pourtant, ces incidents n’ont pas été signalés au procureur, ce qui a suscité l’indignation de la sénatrice des Alpes-Maritimes Alexandra Borchio-Fontimp. Jacques Grosperrin a même remis en question le principe de l’élection des présidents par leurs pairs pour expliquer leur « faiblesse » dans la gestion de ces situations.

Face à ces critiques, Guillaume Gellé a rappelé les contacts réguliers de France Universités avec les instances juives et a insisté sur les principes de la liberté académique et de l’autonomie des universités. Cependant, il a dû admettre l’absence d’un état des lieux sur les sanctions mises en œuvre et a concédé que l’organisation devait se réorganiser pour lutter plus efficacement contre l’antisémitisme.

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  • Une augmentation des actes antisémites
  • L’implication des associations et des militants

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