Atos en quête d’un avenir plus brillant : une restructuration en cours pour surmonter les défis financiers

Pendant longtemps, le géant français du numérique Atos a été au sommet de la hiérarchie mondiale des sociétés de services informatiques.

Atos aux prises avec des difficultés financières #

Cependant, une série de revers financiers a conduit à une réduction significative de sa valeur en bourse, qui est passée d’un chiffre d’affaires de 10 milliards d’euros à une valorisation boursière de 200 millions d’euros. La principale cause de cette débâcle financière est une dette énorme de 4,6 milliards d’euros qui a asphyxié l’entreprise.

Pour tenter de surmonter cette crise, Atos a réussi à obtenir un financement de 450 millions d’euros, dont 400 millions de ses créanciers et 50 millions de l’État français. Ce dernier a également renforcé son contrôle sur les actifs stratégiques de l’entreprise, garantissant ainsi la protection des activités cruciales telles que le calcul haute performance.

Atos maintient des actifs significatifs malgré le désastre financier #

En dépit de la tourmente financière, Atos possède toujours des actifs significatifs répartis dans deux entités principales. La première, Eviden, représente la moitié du chiffre d’affaires d’Atos et regroupe des activités telles que les supercalculateurs pour la dissuasion nucléaire et la cybersécurité pour les Jeux Olympiques de Paris 2024. La deuxième entité, Tech Foundations, se concentre sur les services informatiques pour les entreprises.

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Eviden a montré une croissance de 2,9% en 2022, bien que cette croissance soit bien inférieure à celle du marché mondial des technologies de cybersécurité, qui est estimée entre 11% et 12% en 2023. De son côté, Tech Foundations a accusé un repli de 1,7% sur la même période.

La compétitivité et la croissance d’Atos en question #

La question de la compétitivité et de la croissance de Atos reste un sujet de préoccupation. Les finances de l’entreprise, en déclin depuis plusieurs années, ont peut-être conduit à des investissements insuffisants dans des domaines clés tels que l’intelligence artificielle, le cloud et la cybersécurité, laissant Atos à la traîne par rapport à ses concurrents, en particulier les géants du numérique américains.

La voie à suivre pour Atos, selon Karine Dran, coordinatrice du premier syndicat du groupe, est d’avoir une véritable vision industrielle, une lacune qui existe depuis des années. Elle attend avec impatience de voir l’offre de reprise de David Layani, président de la société française de transformation numérique Onepoint et premier actionnaire d’Atos.

  • Atos, un géant du numérique français en difficulté financière
  • Un financement de 450 millions d’euros obtenu pour tenter de renflouer l’entreprise
  • Des actifs significatifs maintenus malgré le désastre financier
  • Des questions sur la compétitivité et la croissance de l’entreprise
  • La nécessité d’une vision industrielle pour l’avenir d’Atos

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