Préparation face à une potentielle pandémie respiratoire : l’appel à la vigilance des scientifiques du Covars

Le Covars, l'organe scientifique de conseil, a récemment remis au gouvernement un avis concernant l'évaluation des risques de situations sanitaires exceptionnelles majeures pour la santé humaine dans les cinq années à venir.

Face à une menace sanitaire probable #

La présidente du Covars, Brigitte Autran, a souligné l’importance de se préparer sans pour autant générer de peur inutile.

L’évaluation des risques s’appuie sur une méthodologie scientifiquement solide basée sur des auditions, des publications, des débats contradictoires et l’expertise individuelle de chaque membre. Le travail a permis d’analyser 35 maladies en fonction de 16 critères de sélection, en tenant compte de la santé humaine, animale et environnementale.

Deux infections sanitaires se détachent #

Deux types de maladies ressortent comme des risques sanitaires majeurs pour les cinq prochaines années : les infections respiratoires et les risques infectieux. Les plus gros risques sont principalement liés aux zoonoses, des infections qui peuvent se transmettre de l’animal à l’homme, comme les infections respiratoires pandémiques, de type grippe zoonotique et nouveaux coronavirus, mais aussi les arboviroses, notamment la dengue et les infections à virus ‘West Nile’.

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Le Covars a également averti de la probabilité d’apparition d’une maladie « X », une maladie inconnue capable de causer une pandémie. La nature de l’agent infectieux de cette maladie reste un mystère, mais on peut y associer une infection respiratoire aiguë hivernale.

  • Avis du Covars sur les risques sanitaires majeurs
  • Importance de la préparation face à une éventuelle pandémie
  • Prévision de l’émergence de la « maladie X »

La nécessité d’une prise de conscience collective #

Les membres du Covars ont insisté sur le fait qu’il n’y a pas lieu de paniquer, mais plutôt de prendre conscience des liens entre l’environnement et les risques infectieux. Il est nécessaire de se préparer à la prochaine pandémie et de combler les lacunes de connaissances scientifiques concernant les relations entre la santé et l’environnement.

Une situation sanitaire extrême est possible, propre à créer une grande désorganisation du système de soin. Le dérèglement climatique peut croiser des événements infectieux et créer le désordre. Pour l’impact, il faut prévoir cette infection respiratoire probable d’ici cinq ans. La méthodologie du Covars pourra alors se décliner sur les risques potentiels du mois de juillet.

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